Programme de conversion du gaz B au gaz H

Assurer la continuité d’approvisionnement en gaz pour 1,3 million de clients sur les réseaux de distributions et pour la centaine de clients industriels sur le réseau de transport du Nord de la France.
Station de compression de Taisnières-sur-Hon (Nord) - projet Gaz b - gaz H

Convertir le réseau de gaz B en gaz H

Historiquement, la région Hauts-de-France était alimentée en gaz B (Bas pouvoir calorifique) et représentait 10% de la consommation française en 2018 (soit environ 1,3 million de clients). Ce gaz provenait majoritairement du champ de Groningue aux Pays-Bas. La déplétion progressive de ce gisement et les risques sismiques liés à son exploitation ont nécessité une évolution des sources d’approvisionnement. Ainsi un programme de conversion a été lancé en 2019 sur l’ensemble des réseaux de transport et de distribution pour acheminer du gaz H (Haut pouvoir calorifique), à plus fort pouvoir calorifique sur l’ensemble de la France. Cette conversion, nécessite une intervention chez chaque client consommateur de gaz pour adapter ses installations. NaTran prévoit la fin de l’approvisionnement en gaz B de la France pour fin octobre 2027.

A noter : depuis la fermeture du gisement de Groningue en octobre 2024, la zone B est alimentée par de la production de gaz B+ depuis les Pays-Bas.

De bas en haut :
du gaz B au gaz H

La composition du gaz naturel varie selon son origine, et influe sur son contenu énergétique : ainsi, plus la teneur en azote du gaz naturel est forte, plus son pouvoir calorifique – la quantité de chaleur dégagée par sa combustion – est faible.

On distingue :

  • le gaz B (Bas pouvoir calorifique) provenant principalement de Groningue contient un plus fort taux d’azote. Il alimente le Nord de la France ;
  • le gaz H (Haut pouvoir calorifique), en provenance de la mer du Nord, de Russie et d’Algérie, alimente le reste du territoire.

Un plan de conversion progressif entre 2016 et 2027

La conversion au gaz H de la zone initiale de consommation de gaz B (repose sur un découpage des réseaux de transport et de distribution de gaz B en une vingtaine de secteurs géographiques. Le changement du type de gaz acheminé est réalisé indépendamment et successivement pour chaque secteur, permettant ainsi une conversion progressive de l’ensemble de la zone jusqu’en 2027, à un rythme compatible avec les interventions nécessaires pour chacun des 1,3 million de clients concernés.

Carte du réseau de transport gaz B et gaz H

Carte des secteurs à convertir

Un comité de coordination est prévu par le décret n° 2016-348 du 23 mars 2016. Il réunit, sous l’autorité des ministres chargés de l’énergie, de la sécurité industrielle et de l’économie, les parties prenantes concernées :

  • CRE (Commission de régulation de l’énergie),
  • les représentants des fournisseurs de gaz,
  • les gestionnaires de réseaux de gaz,
  • l’opérateur de stockage,
  • les opérateurs d’injection de gaz de mine et de biométhane,
  • les équipementiers et professionnels du gaz,
  • l’Association française du Gaz,
  • les autorités concédantes concernées,
  • les associations de consommateurs et les fédérations syndicales de l’énergie, qui désignent chacun un représentant.

Ce comité détermine les priorités, les différentes orientations et veille au respect du calendrier de conversion.

Phase pilote : de 2019 à 2020

  • 4 secteurs convertis
  • 80 000 clients GRDF et 7 NaTran

Phase 1 : de 2020 à 2024

  • 11 secteurs convertis
  • 550 000 clients GRDF et 54 NaTran

Phase 2: de 2025 à 2027

  • 8 secteurs convertis
  • 680 000 clients GRDF et 32 NaTran

La France n’est pas le seul pays impacté par la baisse de production du champ de Groningue (Pays-Bas). Une coordination européenne s’est mise en place, concernant le gaz B, au sein de la Task Force Monitoring L-Gas Market Conversion, et les différents États concernés se réunissent régulièrement (Allemagne, Belgique, France, Luxembourg, Pays-Bas). Un accord de collaboration a également été signé, concernant la conversion du gaz B au gaz H, en Belgique et en France, entre Gasunie Transport Services (GTS), Fluxys et NaTran. En complément, des échanges techniques réguliers entre opérateurs belges, allemands et français sont organisés. Le projet d’adaptation des réseaux de transport du gaz B au gaz H en France et en Belgique a fait partie des Projets d’Intérêt Commun de l’Union Européenne entre 2018 et 2022.

Publications

Plan décennal de développement 2018 - 2027
Brochure

Plan décennal de développement 2018 - 2027

Conversion Gaz B - Gaz H : pose de canalisation entre Beuvy et Bénifontaine